Un styliste habité, qui ne manque pas d’intérNatif de la région lyonnaise, Alexis Mabille grandit empreint d’une passion peu commune pour les vieux greniers, et les brocantes. Ce qu’il y cherche ? Des étoffes vieillies, des jupons d’époque ou encore des dentelles faites à la main. De fil en aiguille, le jeune Alexis dessine des patrons, puis réalise des vêtements pour son entourage.
Déménagement en terre parisienne
Décidé à vivre de son don, Alexis Mabille s’envole pour la capitale où il rejoint la Chambre syndicale de Haute Couture. C’est ici qu’il exploitera ses croquis de jeunesse, mais aussi se creusera un univers bien à lui. Après son diplôme obtenu en 1997, Alexis Mabille s’ouvre directement les portes de la Haute Couture en tant qu’assistant auprès d’Ungaro puis de Nina Ricci.
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C’est au sein des ateliers Dior qu’il apprendra le plus, persistant plus de 9 longues années dans la petite équipe d’assistants. Directeur artistique de la griffe, John Galliano lui confiera des missions toutes particulières, comme la réalisation des accessoires, de la lingerie ou encore des bijoux masculins.
Alexis Mabille affirme un style, une patte que peu de jeunes pousses possèdent déjà. Dandy dans l’âme, le jeune homme associe les attributs de la bourgeoisie à des touches modernes, dessinant ainsi un paysage décontracté chic.
Le 13 porte chance à Mabille
Fin prêt pour lancer sa propre griffe, Alexis Mabille quitte les locaux Dior, et crée Impasse 13. Implantée à proximité du Marais, sa première boutique fait fureur auprès des bourgeois bohêmes. Sophistiqué, flirtant avec l’excentricité, le lyonnais dessine en 2005 sa première ligne de prêt-à-porter unisexe.
Renouvelant le genre, Monsieur Mabille prévoit des pantalons à largeur de cuisses différentes, permettant ainsi un emploi masculin autant que féminin. Recouverts de larges rayures jaune poussin ou violet électrique, ses basiques sont directement inspirés des uniformes universitaires anglais. Lorsqu’on lui demande sa recette, Mabille répond « pensez sophistiqué. Le tout est de marier une silhouette parfaite à une touche un peu bourgeoise ». Une philosophie qui s’explique certainement par la cascade de matières nobles (taffetas, soie..) employée dans chaque collection.
Récolte de nœuds et de succès
L’année de ses 29 ans, Alexis Mabille présente un petit accessoire, qui deviendra au fil du temps sa marque de fabrique. Présentés tels des œuvres d’arts, les nœuds papillons issus de la ligne Treizeor de Mabille intriguent, amusent. Peu de temps suffisent pour que les clubbers, et autres animaux nocturnes s’en emparent, et en agrémentent leurs tenues avec fierté.
Déclinés dans une multitude de formes et de matériaux, le nœud pap’ habille les jeunes comme les plus âgés. Des hommes tels que Karl Lagerfeld, ou encore le rockeur Mick Jagger en pâlissent d’envie.
Jeune homme inattendu, Alexis Mabille dessine des tenues que l’on croirait tout droit sorties d’une pièce de théâtre. Chemisiers à plastron, pantalons larges à revers, ou encore smokings revisités, tout se consume avec rapidité chez Mabille. Dans une création continuelle, le styliste stimule sa clientèle de nouveautés incessantes, et la nourri de ses voyages imaginaires. Un homme talentueux, au futur très prometteur.






























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