Dessiner et créer des vêtements est une passion de toujours pour Benjamin Cho, qui dès 7 ans imaginait des costumes pour ses héros de BD, ses personnages télé et cinémas favoris, et pour sa mère.
Il lâche la Parsons School of Design
Après avoir abandonné son apprentissage à la Parsons School of Design en 1998, Benjamin Cho se lance dans le design en solo. Il créé deux petites collections avant d’organiser un grand défilé en 2001, au cours duquel il présente ses créations ultra-féminines et travaillées. Bustiers corsetés, jupes légères en soie, tops colorés… Le style de Benjamin Cho se veut éclectique et un brin futuriste.
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Si certaines de ses pièces revisitent des vêtements classiques de la garde robe féminines (trench, robe, blouse) façon glamour, d’autres sont plus surprenantes, voire parfois un peu choquantes. Anti-conformiste, Benjamin Cho est bien loin des clichés de la mode new yorkaise. Pour lui, « La mode New Yorkaise est vraiment devenue synonyme de vêtements qui ressemblent à des robes de picnic. Je pense que les gens en ont marre du basique et du classique ». Pour sortir des sentiers battus, il imagine des vêtements ultra décolletés ou transparents, tantôt porno-chic, tantôt glam-rock ou hippy chic.
Chez Colette mais pas chez Bloomingdale
Rapidement, on ne parle plus de Benjamin Cho comme celui qui a « abandonné la Parsons School », mais comme un jeune et brillant designer à l’avenir prometteur. Modeste, le créateur a une réputation d’individualiste à New York. Il fait ce qui lui plaît, sans jouer dans la démesure. Il affirme d’ailleurs ne pas vouloir « vendre dans un million de magasins ». S’il ne souhaite pas vendre ses collections à Nordstrom ou à Bloomingdale, il a en revanche succombé à la boutique parisienne Colette.
La mode, une passion parmi d’autres
En fait, contrairement aux talents de la mode de sa génération, Ben Cho n’est pas toujours à 100% dans le design. D’ailleurs, quand il ne créé pas de pièces de prêt-à-porter, il s’improvise tatoueur en réalisant sur le corps de ses proches des tatouages artisanaux faits avec une aiguille et de l’encre. Sinon, il aime faire le DJ lors de soirées ou se balader à vélo. Toute sa vie n’est donc pas rythmée autour de la mode.
Dommage qu’il ne soit pas plus ambitieux et rigoureux, car Benjamin Cho a tout d’un grand.










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