Fransisco Rabaneda y Cuervo, mondialement connu sous le nom de Paco Rabanne, est né le 18 février 1934 à Pasaia en Espagne. Après la guerre d’Espagne, la mère de Paco Rabanne devient première main chez Balenciaga. C’est donc par le biais du métier de sa mère que Paco Rabanne découvrira l’univers de la Haute Couture.
Un architecte de la Haute Couture
Artiste – il est le cousin germain de Pablo Picasso –, Paco Rabanne entreprend des études d’architecture, tout en se passionnant pour la mode. Ses deux passions ne sont pas incompatibles : en architecture, Paco Rabanne apprend à travailler dans l’espace, à utiliser des matériaux. Dans la mode, il découvre toutes les facettes du métier de designer.
[Afficher l'article complet]
Il fera ses premiers pas dans le monde professionnel en tant que dessinateur pour le maroquinier Roger Model et pour le chausseur Charles Jourdan. Chez Roger Model et Charles Jourdan, Paco Rabanne deviendra successivement fabriquant de boutons et d’accessoires pour la Haute Couture et brodeur.
Le Rhodoïd comme marque de fabrique
Au début des années 60, Paco Rabanne se lance dans la création de bijoux fantaisie. Précurseur, il utilise des matériaux jusque-là inconnus de la bijouterie. Ses premières boucles d’oreilles, en Rhodoïd (plastique transparent) sont un succès. La simplicité et le prix abordable des bijoux de Paco Rabanne séduisent la jeune clientèle de l’époque. En un an, le jeune créateur vend 25 000 pièces.
Fort de ce succès, Paco Rabanne décide de confectionner des vêtements, en utilisant le Rhodoïd, devenu sa marque de fabrique. Il créera notamment des boléros à partir de plaques de plastiques.
Des « robes importables en matériaux contemporains »
En 1966, le créateur espagnol présente sa première collection à Paris, composée de 12 « robes importables en matériaux contemporains ». Les créations de Paco Rabanne, faites de matériaux rigides assemblés par des anneaux, révolutionnent la mode des sixties. La presse française et internationale de l’époque ne parle que de ce designer provocateur. Tour à tour, on le surnomme le « Jules Verne de la couture », le « métallurgiste » ou le « plastiqueur de la mode ».
Le designer provoquant poursuit sur la voie de l’extravagance. Il imaginera une paire de lunettes en fourrure noire et en rhodoïd (1966), un manteau de plumes d’autruches et d’adhésif transparent (1966), des robes en papier assemblée par de l’adhésif coloré (1967), des robes mixant la dentelle, le plastique et les anneaux métalliques (1969). Si les produits terminés sont insolites, les procédés de fabrication de Paco Rabanne le sont également. En 1968, le créateur présente son vêtement moulé « Giffo », un nuage plastique pulvérisé dans un moule spécial. La même année, il présente la fourrure tricotée, tissu composé de chutes de fourrures assemblées par de la laine.
Parallèlement à ses créations insolites et importables, Paco Rabanne développe des collections de Haute Couture remarquablement coupée dans des tissus fluides, rigides ou aériens.
Des expériences paranormales
Designer de renom, Paco Rabanne est aussi un personnage extravagant. Celui qui affirme avoir eu plusieurs vies déclare avoir été l’une des maîtresses de Louis XV, côtoyé Jésus, Dieu et des extraterrestres dans ses vies antérieures… Voyant, il prédit en 1999 que la station spatiale Mir va s’écraser en France lors de l’éclipse solaire du 11 août. Depuis, il continue à régulièrement faire des apparitions médiatiques, pour parler à la fois de ses expériences paranormales et de ses créations de Haute Couture.
En 2007, il expose certaines de ses œuvres dans l’atelier des « Arts du feu » de Valbonne. Quarante ans après ses débuts, l’architecte de la mode reste l’un des leaders de la Haute Couture. Ses créations aériennes et extravagantes continuent de révolutionner la mode.









Ajouter un commentaire