Sophia Kokosalaki naît à Athènes en 1972. Habitée par l’histoire de son pays, et les productions en macramé de sa grand-mère, la jolie blonde décide à 22 ans d’abandonner son cursus littéraire afin d’assouvir son rêve le plus cher, celui de devenir styliste.
Elle s’envole donc l’école londonienne Central Saint Martin, d’où elle sortira diplômée en 1998. Il faudra attendre 2002 et les 30 ans de la styliste pour que la griffe Sophia Kokosalaki goûte à ses premiers honeurs. Associée à Topshop, les petits hauts bouffants et les jupes légères se vendent comme des petits pains. Perfectionniste, la grecque trouve dans l’utilisation du tissu un jeu dont elle ne se lassera pas. Chaque détail démontre d’un savoir faire artisanal, qui s’inspire des traditions textiles les plus enfouies. Voyant en son travail un élan d’ingéniosité, la Britain’s Art Foudation la soutiendra en lui faisant parvenir 10 000 dollars.
La trame d’une initiation
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2004 signe une opportunité pour Sophia Kokosalaki de faire atterrir son nom sous les sunlights. Alors que les Jeux Olympiques se déroulent au cœur de son pays natal, la styliste est choisie pour dessiner les costumes de la cérémonie d’ouverture, dont celle de la chanteuse Björk. Lumineuse et légère, la pièce faite de mousseline et d’organza éblouit de nombreux photographes.
Sophia Kokosalaki atteindra les podiums l’année de ses 34 ans, lors de la fashion week parisienne. Pour ce premier affront au public, la jeune femme a fait tout ce qui était en son pouvoir pour atteindre les hautes sphères de la mode. Court, fluide, long, bustier, drapé, brodé, en quelques minutes, son extrême minutie la distingue. Certains restent pantois devant l’éventail de ses techniques, qui embellissent ses créations par des nervures, ganses, ou encore des tresses et ruchés. Maturité et maitrise de techniques ancestrales font immédiatement la renommée la styliste grecque, désormais propulsée vers les chemins de la gloire.
De fil en aiguille, une envolée vers la reconnaissance
Les robes vaporeuses de Sophia ont trouvé en la maison de couture Madeleine Vionnet un plan de travail honorable. Devenue Directrice de la création en 2007, la grecque aux élans anglo-saxons a proposé deux collections présentées chez Barneys à New York. Retentissant, l’accueil s’est fait entendre aux quatre coins de la planète.
Mais la styliste n’est pas de celles qui se suffisent de ce qu’elles ont, elle veut chercher plus loin, et multiplier les expériences qui lui feront un nom. C’est pourquoi elle démissionne de son poste, et occupe désormais plus de temps à ses créations. En 2008, elle collabore avec le père de Diesel pour deux nouvelles collections, un italien sensible aux motifs antiques employés dans les créations de sa protégée. « J’ai trouvé en Sophia une personne capable d’exprimer de l ‘émotion dans ses créations, sachant développer une autre mode pour la femme d’aujourd’hui » confie-t-il.
Indépendante et soucieuse d’originalité, Sophia Kokosalaki ne se résout pas à signer un contrat permanent avec une marque. Frivole, elle veut appuyer son style sur ce qui l’a pousse depuis toujours : son instinct. Chaque création s’inscrit pour elle dans la lignée des œuvres éphémères, où l’instant compte plus que l’empreinte. Les créations Sophia Kokosalaki semblent naître d’un rêve, où deux fées, passion et frénésie s’acharnent à croquer leur vision du bonheur. Bien plus qu’une styliste, Sophia est une dessinatrice de doux mirages qui portent à croire que la pureté des cieux touche parfois d’un pied léger les podiums de la mode.









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