Née en juillet 1971 à Londres, fille du couple mythique formé par Serge Gainsbourg et Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg commence sa carrière cinématographique très tôt, poussée par sa mère. A l’âge de 13 ans, elle décroche son premier rôle dans Paroles et musique d’Elie Chouraqui. L’année suivante, Claude Miller la remarque dans La Tentation d’Isabelle, de Jacques Doillon, et lui offre un des principaux rôles de son film L’Effrontée en 1986. Elle décroche alors le César du Meilleur Espoir féminin. Parallèlement, son père la pousse vers une carrière de chanteuse.
Avec le duo Lemon Incest, en 1983, qui se trouve sur l’album Love on the beat, la petite Charlotte fait ses premiers pas dans le domaine de la chanson. Les paroles sulfureuses de la chanson choquent le public, et offrent à l’adolescente une notoriété sans pareil. Surfant sur la vague du succès, elle sort un album, Charlotte for ever, en 1986, composé de textes au contenu toujours provocant, en même temps que le film de son père du même non, dans lequel elle joue le rôle principal. Elle mettra alors sa carrière vocale entre parenthèse.
En 1988, elle retrouve Claude Miller pour La Petite Voleuse, sur un scénario de Truffaut. Mais elle ne choisit réellement d’exercer le métier d’actrice que plus tard, lors du tournage de Merci la vie, de Bertrand Blier, en 1990. « Avant, je me cachais derrière des prétextes. Je voulais faire bonne figure. Et si on n'allait plus me proposer de rôles ? Cela me terrifiait. Alors je préférais raconter que je ne savais pas si j'allais poursuivre dans cette voie. », se souvient-elle dans une interview du Figaro datant de 1996.
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En 1990, elle rencontre Yvan Attal, son futur époux, sur le tournage d’Aux Yeux du monde, un film d’Eric Rochant. Elle deviendra sa compagne et sa muse, qui lui inspirera la comédie autobiographique Ma femme est une actrice, son premier film. Elle enchaîne quelques succès, dont La Bûche, pour lequel elle obtient le César du meilleur second rôle en 2000. Elle obtient un Molière pour sa prestation dans la pièce « Oléanna », de David Marnet, en 1994. Elle tourne aussi pour la télévision, dans les Misérables de Josée Dayan.
Les retrouvailles avec la chanson
Charlotte Gainsbourg recommence à chanter en 1994, lorsqu’elle est invitée à participer au spectacle Les Enfoirés au Grand Rex. Elle y interprète plusieurs chansons dont une écrite par son père et composé par sa mère, Di Doo Dah. Elle participe ensuite en 1996 à la bande originale de Love, etc… un film pour lequel elle est aussi nominée pour le César de la meilleure actrice. Elle enregistre ensuite un nouveau duo avec Etienne Daho, If, en 2003, avant de sortir son propre album, 5 :55, en 2006. La voix enchantée de Charlotte Gainsbourg se pose délicatement sur la musique composée par le groupe Air, et l’effet est magique. Les fans se l’arrachent.
En parallèle, Charlotte Gainsbourg poursuit sa carrière d’actrice, qui redémarre dès 2001 au niveau national et international. Elle tourne Ma femme est une actrice, un film d’Yvan Attal, son époux, ainsi que Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, en 2004, en parallèle avec 21 Grammes, un film d’Alejandro I?àrritu, avec Sean Penn. Elle enchaîne les projets, acceptant tous les types de rôles, dans des films ambitieux comme La science des rêves, de Michel Gondry, ou plus légers comme Prête-moi ta main, d’Eric Lartigau.
Sa carrière cinématographique est ponctuée de choix dangereux et plus faciles, avec une recherche évidente de très bons scénarios et réalisateurs. En septembre 2007, Charlotte Gainsbourg a bien failli disparaître, suite à une hémorragie cérébrale non détectée, causée par un accident de jet-ski, qui avait eu lieu un mois auparavant. Mais son énergie et son sourire enchanteur réapparaissent très rapidement dans les journaux, prouvant qu’il en faut plus pour abattre la fille de Serge Gainsbourg.
Une relation continue avec le monde de la mode.
Que ce soit à travers ses fréquentations dans le milieu de la mode, ses visites des défilés parisiens, ou l’entretien de son style unique, Charlotte Gainsbourg n’est pas une simple spectatrice de mode, elle est également actrice. Qu’elle sorte en total look Balenciaga, ou qu’elle choisisse de rester plus simple en portant ses basiques connus de toutes (l’écharpe longue et fine, le trench), la star ne cesse d’être admirée pour son style à la fois simple et sophistiqué, que de nombreuses fashionistas envient. Charlotte Gainsbourg plébiscite les créateurs français, comme Vanessa Bruno, ou Gérard Darel. Ce dernier a d’ailleurs demandé à la jeune femme de représenter la marque en 2003, une collaboration qui a duré jusqu’en 2008 et a permis à la marque de trouver une image plus jeune, plus simple et gracieuse, une « nouvelle élégance sans artifices ».
Cette simplicité, elle lui vient de sa mère, Jane Birkin. Une même silhouette et un même goût pour les basiques les unissent. Mais c’est grâce aux conseils avisés de Nicolas Ghesquière –directeur artistique de Balenciaga-, qu’elle a rencontré lors de l’un de ses premiers défilés, que la chrysalide a pu devenir papillon. Guidée par ce mentor, elle a trouvé ses marques, comme on peut le voir sur la pochette de 5:55, qu’il a créée. Dès la fin de son contrat avec Gérard Darel, Charlotte Gainsbourg a d’ailleurs accepté de devenir l’égérie de Balenciaga pour la collection hiver 2008-2009. Cette campagne publicitaire, photographiée par David Sims dans la boutique de New York, montre une Charlotte figée, froide, dans un jeu d’ombres et de lumières futuristes qui la rendent étrangement irréelle.
En novembre 2008, Charlotte Gainsbourg a franchi un nouveau pas dans sa relation avec la mode. Suite à l’appel de la maison Goyard, qui soutient l’Institut Curie en organisant l’opération « Un bagage pour la vie, un bagage pour Curie », Charlotte a customisé un sac vendu aux enchères chez Christie’s au profit de la recherche sur les cancers féminins. Elle devait exprimer sa vision personnelle du voyage, et s’est acquittée de cette tâche avec grand plaisir.






























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