androgyne, mèches blondes ébouriffées, regard de lionne, la nouvelle coqueluche de l’industrie de la mode semble sortie tout droit des années 60.
Née le 16 février 1983 à Lancaster, la jeune anglaise sert, à côtés de ses études, des Fish and Chips dans un bar. A 16 ans, avide de découvrir la grande ville, elle abandonne la maison familiale et s’installe au cœur de Londres. Conciliant deux emplois de serveuse, son gigantesque sourire et sa bouille d’ange similaire à celle de Jean Seberg attirent les regards.
Une attitude autant qu’un corps qui font d’elle une jeune femme qui pourrait faire chavirer le cœur de la haute couture… Un atout qui la mènera en 2005, grâce à la perspicacité d’un photographe londonien accro aux Fish & Chips, tout droit chez Select, une agence de mannequin britannique.
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Cosette, oui, mais sexy avant tout
Dès qu’elle sent qu’elle pourrait peut être atterrir sous les sunlights, Agyness Deyn arrange son CV. Elle adopte un nom plus branché, délaissant le Laura Hollins d’origine, qui se rapproche peut être trop de la Laura Ingalls que l’on connaît, courant dans les prés sur une petite musiquette bucolique. Décidée à rester dans la course, Agyness se rajeunit également de trois ans, prétendant être née en 1986.
Malgré cette coquetterie découverte il y a peu, la mannequin se classe rapidement dans le hit, accédant aux podiums les plus renommés. Son apparition sur la une du Vogue italien en 2006 la jettera dans la cours des grands. Anna Sui, DKNY, Marc by Marc Jacobs, Michael Kors, Miss Sixty, Narciso Rodriguez, ils adoptent tous la figure rock and roll de la jeune femme. Mais le mannequinat ne suffit pas à Agyness Deyn. Passionnée de musique, elle joue dans un groupe britannique, Lucky Knitwear. Mannequin plus habitée que traditionnelle, elle se distingue sans difficulté des sirènes sages aux cheveux longs qui arpentent les défilés.
Souffle rock sur la montagne mode
Vogue Us et anglais en septembre 2007, ainsi que Pop, revue de la mode outre-Manche, les couvertures fusent à une rapidité incroyable. La même année, la CFDA (Council of Fashion Designers of America) la choisit pour présenter un court métrage aux Etats-Unis des couturiers phares de l’année. Un honneur considérable lorsque l’on sait que la cérémonie est aussi prestigieuse que la remise des oscars pour le 7e art.
Sa renommée grimpe lorsqu’on la voit porter des t-shirts neo punk ou disco lors des backstages. Disponibles sur l'internet de House of Holland, chacun pourra se procurer ces créations à l’esprit coloré.
Frèle garçon manqué, les anglais y ont vu une remplaçante de la célèbre Kate Moss. Nouvelle égérie de Burberry en 2007, la blonde espiègle semble ouvrir les portes d’un nouveau règne. Lors de la Fashion Week parisienne, elle passe tour à tour aux côtés de Stella McCartney, Céline et Karl Lagerfeld.
Aussi active qu’une petite abeille, la jeune anglaise ne se contente pas de butiner une seule fleur. Sélectionnée pour le défilé de la griffe de luxe Christian Dior, le directeur artistique ne manque pas d’éloges : « J'adore son attitude. Elle me rappelle Stella Tennant à ses débuts mais aussi Kate. Les filles anglaises ont du cran et de l'allure. J'aime son côté punk. Elle me fait penser à ces bad girls que l'on croise en boite » assure John Galliano.
Visage d’Armani et de Gilles Deacon, celle qui avait pour habitude de distribuer les additions démontre qu’une serveuse a plus d’une corde à son arc. Lumière insouciante qui éclaire sans faillir les plus hautes sphères de la mode, c’est à son tour de figurer aux meilleures tables
Agyness Deyn, un nom à retenir.






























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