Jessica Stam
Publié par alexia Vendredi 14 Novembre 2008
Ceux qui ne croient plus aux contes de fée devraient peut être écouter l’histoire de Jessica Stam… née le 23 avril 1986, elle grandit dans l’Ontario, aux côtés des ses six frères et sœurs. Très pieuse, sa famille l’élève dans un univers traditionnel, où la fantaisie est un aspect négligeable. Ainsi, la jeune canadienne est à des années lumières des paillettes et du champagne, son plan de carrière est tout tracé, elle sera dentiste. Mais l’année de ses 16 ans va bouleverser ses plans.
Assise derrière un thé glacé, affalée sur la table de son coffee shop préféré, Jessica Stam sent un regard se poser sur elle. Ce coup d’œil, c’est celui de la chasseuse de tête Michelle Miller, qui aperçoit derrière la tignasse broussailleuse de la grande blonde un visage hors du commun.
L’agence International Model Management propose immédiatement de lui signer un contrat. Contre toute attente, les parents de Jessica Stam ne s’opposent pas à sa carrière de mannequinat, bien au contraire, ils l’encouragent comme jamais. Michelle Miller aura alors une importance déterminante. C’est elle qui guidera la belle Jessica vers Los Angeles, une ville où sa carrière pourra s’épanouir.
D’un casting sauvage à l’envolée américaine
Arrivée sur le sol étasunien, Jessica Stam accumule les shootings. Derrière l’un des objectifs se trouve un photographe de renom : Stephen Meisel. A eux deux, ils formeront un duo sensationnel, la jeune fille suit l’artiste dans ses tournées, posant pour lui dans toutes ses campagnes. Bientôt, des griffes prestigieuses adoptent la « Stam attitude » : Versace, Prada sont les premières d’une longue liste…
A 16 ans à peine, Jessica Stam mets les pieds dans sa carrière en posant pour les couvertures du Vogue italien et américain. Sa complicité avec son mentor la portera sous les sunlights. Plus tard, elle le remerciera dans une interview en disant « Si vous travaillez avec lui, vous apprenez ce qu’il est en train d’apprendre, découvrez ce qu’il est en train de découvrir… ». C’est encore à travers les yeux de Stephen Meisel que la modèle voit le monde de la mode. Elle a appris à faire confiance, à se faire plaisir, mais aussi à partager. Un adage que l’enfant à l’âme rock tente d’appliquer depuis que ses premiers talons aiguille ont touché le sol d’un podium.
Femme enfant, Jessica Stam s’inscrit dans la lignée de Heather Marks et Gemma Ward. Petite bouille angélique soulignée par une bouche généreuse, regard bleu acier, et sourire candide signent une anatomie sexy et franche. Du haut de ses 18 ans, la baby doll se fait rapidement respecter dans la fausse aux lionnes. Elle est choisie par le producteur Tony Scott, frère cadet de l’acteur Ridley Scott, pour tourner un mini film sur Amazon.com, et apparaît sur la couverture du Vogue allemand. Le succès la foudroie.
Une victoire incontestable
De nombreuses marques, telles que Cerutti Jeans, Valentino, Anna Sui, Miu Miu, Prada, et Dolce & Gabbana, s’accaparent la baby doll. De blond vénitien elle passe à un blond platine. Son chic parisien remporte l’unanimité des publicitaires.
A partir de 2006, la nord américaine est en passe de choisir ses employeurs. Défilés pour Armani, Sonia Rykiel, de Rochas, Valentino, elle marche au total plus de 64 défilés, organisés entre Milan, New York et la Fashion Week parisienne. Son visage mutin compte aussi parmi les favoris de la créatrice Jil Sander. La même année, elle fait une chute sur le podium de Chloé. Un accident qui s’effacera devant le succès encontré par la mannequin.
En quelques mois, Jessica Stam est sujette à un véritable engouement. Marc Jacobs, fasciné par son allure de poupon dessine un sac à main au nom de la jeune fille. Le modèle, directement inspiré par le caractère de Jessica Stam, joue la carte de la dualité. Son aspect moderne, procuré par l’usage du cuir matelassé, rompt avec son fermoir doré très rétro. En 2008, Jessica Stam travaille en collaboration avec la marque Dior, et ne cesse de faire la une du Vogue.
Carriériste, oui, mais femme aussi
Bien qu’exposée continuellement par les spots, l’étoile de la mode adopte, dès qu’elle descend de ses échasses, un look vintage, mêlé à des bijoux gothiques. Malgré une apparence de teenager, les analyses de Jessica Stam portent à croire qu’elle est une personne réfléchie. Dans une interview récente, elle analyse les risques de son métier avec objectivité : « Notre plastique est jugée, examinée chaque jour. Mais mon métier qualifie mon corps et non pas mon esprit ».
Travailleuse acharnée, la jeune fille trouve toutefois le temps de multiplier ses romances. Après s’être affichée avec le fils d’Harrisson Ford, puis avec le chanteur des Red Hot Chili Peppers, Anthony Kiedis, c’est sur un ex de Nicole Ritchie, Adam Goldstein, qu’elle a jeté son dévolu.
Placée quatrième des 50 modèles préférés de Jean Paul Gaultier et Givenchy, quinzième au classement mondial, on estime ses revenus à plus d’un million et demi de dollars réalisé lors de l’année 2007. Récemment on l’a vue apparaître dans les campagnes de Bulgari, Lanvin, Roberto Cavalli, Burberry et Escada. En contrat avec les agences IMG de Londres, Milan, New York et Paris, la canadienne est sur tous les fronts. Le nombre de ses clichés explose, ses apparitions publicitaires se calculent en dizaines, il ne suffirait plus qu’un couturier crée un produit à son nom pour qu’on dise d’elle qu’elle est aujourd’hui une icône de la mode…

