C’est en observant les jeunes filles de Miami que le canadien Dov Charney a un déclic : il va créer des tee-shirts ajustés et sexy pour femmes. Naît alors la griffe American Apparel, implantée à Los Angeles : nous sommes en 1998.
Un positionnement innovant et environnemental
Dès les débuts de sa marque de textile, Doy Charnen refuse de recourir à la sous-traitance ; tous les vêtements American Apparel sont fabriqués dans l’usine de Los Angeles. Marque atypique, American Apparel n’a pas de logo. Elle se veut libre et éthique. 20% du coton utilisé par la marque est d’origine bio, et d’ici 2012, cette proportion de coton bio devrait passer à 80. Outre le propre recyclage de ses déchets, et l’installation sur le toit de son usine d’un capteur solaire, American Apparel offre à ses salariés des conditions de travail uniques aux Etats-Unis. Des cours d’anglais sont offerts au personnel hispanique, les salariés ont de meilleurs salaires que chez les concurrents, ils peuvent bénéficier d’une assurance maladie, de massages, de CDI, …
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Une forte expansion aux quatre coins du monde
Rapidement, la marque écolo est sollicitée par des milliers d’américains. Marque aux vêtements multicolores streetwear et fashion, « AA » fait des adeptes parmi toutes les générations. Des Etats-Unis à l’Allemagne, en passant par Israël, le Japon, la Corée, le Mexique, l’Australie, l’Italie, la France, la Suède, la Belgique, l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni, American Apparel s’est implantée aux quatre coins du monde. En 2005, le Inc. Magazine a classé la 308ème de la liste des 500 entreprises américaines en plus forte croissance.
Après l’ouverture de la première boutique française est apparue place du marché Saint-Honoré en 2004, la marque qui jusque-là fonctionnait par le bouche-à-oreille est sollicitée par les grands magazines de mode. Vogue, L’Officiel ou Elle s’intéressent à la jeune marque. Quatre ans plus tard, six autres points de vente sont apparues dans la capitale française.
En France comme ailleurs, la marque aux deux A conquit les adeptes des basics de qualité. Ses pièces déclinées dans une dizaine de coloris – le gym bag, le leggings, le lamé ou le polo – se sont imposées comme des « must-have » du fashion, mais pas addict.
Des publicités chic and choc
Les publicités de la marque font beaucoup parler. Exit les mannequins filiformes issus des books d’agence, Dov Charney préfère choquer. Photographies sexy, sulfureuses, originales et suggestives, même dans la promotion de sa marque, Dov Charney se veut anti-conformiste.

























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