Entre dadaïsme et philosophie de l’absurde, la marque Castelbajac projette dès 1979 lors de son premier défilé, un univers hétéroclite, aux tonalités enfantines. Récréatif, le spectacle fait cohabiter des matières brutes, telles des toiles cirées ou des serpillères, avec des formes sportwear.
Charles de Castelbajac, le fondateur de la griffe, est un passionné d’art contemporain, mais aussi un roi de la métamorphose. En un coup de baguette magique, le styliste fait jaillir de son chapeau des robes pop en forme de Rubik’s cube et des manteaux doudoune couettes. Petite révolution de la fashion sphère, la griffe Castelbajac déroute et laisse pantois.
Vers le fantasque et au-delà
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L’année suivante, les mannequins revêtent des robes empruntées à des personnalités, tels Mickey Mouse ou Louis XIV. Un amalgame plutôt explosif…mais qui a la qualité de retenir l’attention des spectateurs.
La course contre le « tout attendu » ne fait que commencer. Alors que les points de ventes fleurissent dans la capitale française, l’année 1984 voit apparaître la première collection surdimensionnée de la griffe. Surnommée par les journalistes les « vêtements Gulliver », les créations seront le point de départ du costume de Mrs Doubtfire, personnage cinématographique interprété par Robin Williams deux ans plus tard.
Tapis rouge et bulles de géni
A l’aube des années 90, Castelbajac détient le record des défilés exubérants. Portées par Isabelle Adjani, Madonna ou Diana Ross, les créations se voient bientôt adoptées des célébrités. Touchée d’un succès retentissant, la griffe ne célèbre son véritable coup de maître qu’en 1997, lorsque le Pape Jean Paul II ainsi que 5500 ecclésiastiques sont habillés en Castelbajac à l’occasion des Journées Mondiales de la jeunesse.
Insaisissable, la marque Castelbajac bondit de projets en expériences. Parfum, défilé en plein cœur de la station de métro François Mitterrand, design des tenues de Sarah Jessica Parker pour la série Sex and the City, il est bien difficile de deviner à quel domaine la griffe s’attaquera la fois d’après.
Célébrée en 2006 par le londonien Victoria & Albert Museum, puis par le Musée de la mode de Paris, la Maison Castelbajac a réussi à imposer son identité troublante, mais si attachante. Considérée par les professionnels de la mode comme une référence à part entière, la griffe peut aujourd’hui se réjouir d’avoir ensoleillé la fashion industry de son sourire malicieux.






























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