Né en 1971 en Italie, il quitte avec ses parents sa terre natale pour vivre à New York. Il ne quittera plus cette ville gigantesque.
Une enfance inspirée
Intéressé déjà tout jeune dans l’image, les vidéos, les photos, les peintures, il est entouré de parents qui brillent par leurs talents respectifs. Son père, artiste, et sa mère publicitaire ont eu une influence considérable dans l’éveil de Mario Sorrenti, et surtout l’ont toujours encouragé dans ces essais créatifs. Une confiance qui le mènera rapidement à construire son univers, fait de clichés, de collages et surtout de beaucoup de rigueur. Autodidacte, le jeune homme a la chance de fréquenter déjà des professionnels de la photo, qui lui révèleront une passion qu’il ne l’a toujours pas quitté à ce jour. Le déclic du flash devint compulsif pour ce garçon alors âgé de 10 ans. Chaque jour, il joue entre ombre et lumière, et s’essaye à des projets déjà très ambitieux. Les photos en noir et blanc remplissent sa chambre
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Une reconnaissance éclair
A la fin des années 80, il fera la rencontre décisive du directeur artistique Phil Bicker. Sensible aux travaux de Mario Sorrenti, il l’entraîne avec lui dans une aventure qui rime avec fantaisie. Là, le jeune italo américain participera à sa première campagne publicitaire, signée Calvin Klein. A partir de cet instant, sa carrière prend un véritable tournant. Employé par de grands noms tels que Prada et Yves Saint Laurent, il commence à fréquenter la milieu de la mode et des mannequins. Compagnon pendant quelques temps de la sulfureuse Kate Moss, il est comme aspiré par les femmes, qu’il jalouse pour leur grâce si divine. Bientôt le Vogue, et W lui feront des commandes de shootings de mode. Là, il n’écoutera que lui. Libre de tous ses choix artistiques, il mettra en scène des femmes dénudées, à la confiance troublante. Provocantes et à la fois naturelles, ces modèles sont absolument fatals.
Campagnes uniques
Ses campagnes pour les fragrances Obsession de Calvin Klein et Escape ont marqué l’histoire de l’image. Resté proche de Kate Moss, il n’hésite pas à faire appel à son sourire angélique pour les campagnes de Longchamp en août 2007, et janvier 2008. Gisele Bündchen et Catherine Mc Neil font parties de ses coups de cœur. Avec elles, il se sent libre de dépasser les postures rigides, pour adopter des looks plus marginaux, tels que ceux adulés par Jean-Paul Gaultier.
Fasciné par le rapport entre la photographie et les corps, Mario Sorrenti est un artiste digne des peintures du XIXe siècle. Voluptueuses, ces modèles sont traitées avec force et conviction. Un véritable hymne à la femme.

















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