Aimee Mullins

Aimee Mullins


Egérie de l’Oréal Paris, l’Américaine Aimée Mullins remplit ce rôle à merveille. Sur son C.V, elle a déjà : été élue l’une des 50 femmes les plus belles du monde, défilé pour les plus grands créateurs, joué dans un film à succès et battu des records au jeux … paralympique ! Portrait d’une jeune femme que l’on va forcément aimer !

Amputée des deux tibias à l’âge d’un an à la suite d’une malformation de naissance, Aimée Mullins est habituée aux regards en coin et aux messages de pitié. Ainée de deux petits frères, la fillette n’a pas eu d’autres choix que de se battre pour vivre une enfance normale, son souhait le plus cher. Football, vélo, courses, elle ne se refuse rien. C’est certainement ce combat précoce qui l’a poussée à passer le concours pour décrocher une bourse et étudier à la prestigieuse université de Georgetown, à Washington DC.

Une sportive de haut niveau
 
C’est à cette époque que la jeune fille se découvre une passion pour l’athlétisme, qu’elle pratique assidument auprès de personnes valides. Elle impressionne par son courage et ses compétences. Elle est d’ailleurs repérée pour disputer les jeux paralympiques d’Atlanta en 1996. Grâce à ses prothèses de compétition (ses Chita, comme elle les appelle), et à son incroyable performance, elle explose deux records du monde : celui du 100 mètres et celui du saut en longueur !

Un mannequin hors du commun
 
En 1999, le créateur anglais Alexander McQueen, séduit par la grande beauté d’Aimée Mullins, lui propose de défiler pendant son show. Il imagine alors pour elle une paire de prothèses en bois de frêne, sculptées à la main, que tout ce petit parterre de modeux prend pour des cuissardes.  Shootée par les plus grands photographes, de Nick Knight, qui la met en couverture d’ID, à Terry Richardson, Aimée Mullins commence une belle carrière de mannequin. Une revanche contre tout ceux qui pensent que les personnes handicapées ne sont pas capables des mêmes choses que les personnes « valides ».

« Pamela Anderson a plus de prothèses que moi dans son corps… personne ne la traite d’handicapée ! ».
C’est avec son humour et son charme que la belle Aimée capte l’attention des foules lors des conférences auxquelles elle participe en tant que présidente de la Woman’s Sports Foundation. Son but ? Faire tomber les préjugés sur les personnes handicapées, et montrer que sa vie n’est pas si mal que ça ! « Grâce à mes différentes prothèses, je peux faire varier ma taille  d’1,72 m à 1,85 m ! Une amie en a été presque jalouse ! ».

Une fashionista décomplexée
 
La jeune femme de 34 ans raconte que dans son placard, elle a, en tout, 12 paires de jambes :  ses jambes en plexiglas, ou façon panthère – celles qui lui ont servi pour jouer dans le film expérimental de l’artiste Matthew Barney « Cremaster 3 » – ses jambes pour courir – période qu’elle appelle avec humour, sa période Blade Runner- ses jambes pour mettre des jupes, ses jambes pour se promener dans Manhattan, etc… Fan de chaussures, Aimée Mullins avoue voyager avec plusieurs paires de jambes dans sa valise. « Une pour chaque hauteur de talons ! ».

L’égérie de l’Oréal foulait d’un pas décidé le tapis rouge du festival de Cannes en avril 2011, superbe dans une robe fourreau noire Stéphane Rolland, aux côtés des autres visages de la marque. Aimée Mullins est enfin aimée pour ce qu’elle est : une tête bien pleine dans une tête bien faite. Parce qu’elle le vaut bien !