Masaya Kuroki

Il est difficile de ne pas associer Masaya à Gildas et pourtant dans le duo Kitsuné, chacun a son univers. Masaya Kuroki est donc le Monsieur mode de la marque Kitsuné, Gildas Loaëc est quant à lui le Monsieur musique. Même si l’un cherche les nouveaux talents musicaux et l’autre s’occupe de la partie style du label, on ne peut que dire que leur travail est intimement lié.

C’est en 2002 que Kitsuné voit le jour, Masaya troque alors son travail d’architecte contre celui de styliste. Dans un premier temps le label permettait au prêt-à-porter de tourner. Depuis la tendance s’est renversée, aujourd’hui la collection Kitsuné fait tourner la production des compilations.

Un style classique et intemporel

Masaya définit son style comme : « un chic à la française entre Charvet et Ralph Lauren. Ce que j’aime, c’est ressusciter un côté old-school à travers des coupes basiques et contemporaines. Je n’essaie pas de faire du nouveau, mais quelque chose que tout le monde peut porter. Quelque chose de classique et d’intemporel, mais d’une qualité suffisante pour durer le plus longtemps possible ».

Masaya ne recherche pas à suivre une tendance et encore moins à lancer les prochaines tendances. Il veut dessiner des basics, des standards, ou enfin comme il préfère le dire du « new classic ». C’est en cela qu’il arrive à nous surprendre, avec des créations que l’on peut porter n’importe quand, avec n’importe quoi parce qu’elles sont bien coupées dans des tissus nobles. Il est en effet difficile de trouver des produits simples et intemporels. Masaya a su répondre à cette problématique.

Une exigence architecturale

A l’image d’un architecte qui construit dans la durée, le rêve de Masaya c’est de « de trouver dans dix ans mes vêtements intacts, dans les boutiques vintage ». Pour cela, il fait confiance au savoir-faire artisanal et recherche les plus belles matières: les chemises sont fabriquées chez un « Sartoria » à Naples, le cashmere provient d’écosse, la toile de jean est confectionnée à Okayama au Japon avec des machines des années 40, les cardigans en laine merino sont préparés à la main par les artisans à Camper.

La construction des « Lauréats »

Kitsuné ne répond pas au rythme des saisons et des collections. Le but étant de faire des pièces classiques et intemporelles, elles sont pour une bonne partie disponibles de saison en saison. Vous ne trouverez donc pas de réel arrivage massif ou de déstockage de fin de saison. La prochaine collection « Le lauréat » viendra donc s’ajouter au milieu des pièces des précédentes collections devenues par définition des classiques.

Une marque ouverte

Masaya ne déroge pas à la tendance des collaborations mais continue néanmoins à choisir de manière très précise avec qui il va travailler sur un produit. Pierre Hardy pour chausser les clients Kitsuné et Petit Bateau pour sortir un tee-shirt qui ne vous fera jamais défaut malgré le temps qui passe.

Rentrer chez Kitsuné c’est un peu comme rentrer dans son dressing : on s’y sent bien et au calme. Masaya a su donner à la branche mode de Kitsuné une réelle identité et de vraies valeurs. Il a su en faire une marque de référence, recherchée et unique sans pour autant la rendre inaccessible.

Il est reparti à l’essence même du vêtement : habiller et être porté. Vous y trouverez donc des jeans, des tee-shirts, des pulls, des cardigans, des chemises. Tout cela est réuni dans La nouvelle collection « Lauréat » qui est tout simplement splendide et qui promet de rester en rayon pendant longtemps.

Arthur Castillon / BeHype

Revealed by Arthur Castillon in Portraits
Saturday, June 6, 2009

No reaction

Je réagis