Puma
Pays : Allemagne | Date de création : 1948
Entre Adi et Rudi, l’industrie du sport est partagée par les deux frères Dassler dans les années 50. Après une période dramatique, Puma est aujourd’hui un fleuron du sportwear tendance.
Dans les années 50, l’industrie du sport est dirigée par deux frères. Malgré leur fratrie, Adolf, dit Adi, et Rudolf Dassler se livrent une guerre sans merci. Brouillés pour des raisons financières, les Dassler ont chacun construit un empire du sportwear. D’un côté l’œuvre d’Adi Dassler (d’où Adidas, la fameuse marque à trois bandes), de l’autre celle de Rudolf, qui signe toutes ses créations d’un Puma. Deux réussites maquillant un échec familial. Multinationales aujourd’hui d’envergure planétaire, les griffes malgré un visage similaire n’ont jamais cultivé la même culture du sport.
Née de l’affrontement de deux frères, et de leur amour commun pour le football, la marque Puma voit le jour en 1948 dans une petite ville d’Allemagne. Tandis que Rudolf Dassler propose à travers sa griffe Puma des équipements sportifs de pointe, Adolf Dassler cible quant à lui une clientèle de masse, et associe immédiatement Adidas à des grands noms du sport.
Un combat au nom du sport
Se résumant dans un premier temps à une fabrique de chaussures de sport, Puma attire l’attention grâce à une invention à l’époque révolutionnaire : les crampons dévissables. Dès 1950, on voit apparaître dans les stades des prototypes de la griffe. Légèrement montantes afin de maintenir la cheville du sportif, les souliers devront attendre deux années pour figurer dans la presse. Portées par une équipe allemande lors d’un match en Finlande, le modèle ne tarde pas à conquérir la penderie des athlètes.
Grandissant dans l’ombre d’Adidas, Puma se différencie par ses recherches techniques et son rapport de proximité avec les professionnels du sport. S’attardant davantage à l’équipement de haut niveau, Puma reste pendant de nombreuses années invisible du public.
Soif d’innovations et de renommée
Au cours des années 70 et 80, Puma solidifie la technicité de ses souliers. Développant la technologie S.P.A. puis le système trinomic, la griffe ne cesse de moderniser les conditions des sportifs. Semelles plus souples, avec bulles d’air, ou anti-transpirantes, aucun détail n’est ignoré. A la même époque grandit une ligne de prêt-à-porter pour homme et femme, ainsi que des accessoires. Partenaire sportif des familles, Puma propose désormais des produits accessibles par tous les âges.
Jonglant dès lors avec plus de 20 millions de dollars, Puma parvient dans les années 90 à s’affirmer enfin aux côtés de son rival Adidas. Adoptant une attitude plus populaire vis-à-vis du sport, la descendance de Rudolf Dassler décide en 1998 de faire appel à la styliste Jil Sander le temps d’une mini collection de prêt-à-porter. Connue pour son amour des lignes fluides et des tons pastel, la créatrice parvient à féminiser Puma, et l’envelopper en l’espace de quelques semaines d’une aura digne des plus grandes marques de Haute Couture.
La même année, Puma sponsorise la tenniswoman Serena Williams. Observée par les sportifs au même titre que les citadins, Puma se met sous les feux des projecteurs sans oublier pour autant sa valeur première d’authenticité. Conscients du succès remporté lors de ces interventions, les dirigeants décident de renforcer les apparitions de la griffe, et usent ainsi des séries américaines ou des célébrités (la mannequin Christy Turlington par exemple en 2000) pour booster son chiffre d’affaire.
Une réussite professionnelle en dépit d’une alliance fraternelle.
Au cours du nouveau millénaire, la clientèle de Puma assiste à un véritable rajeunissement de la marque. Préoccupée par son image d’avantage que par ses premières visées sportives, la marque annonce un partenariat avec les stylistes Neil Barrett en 2003, Philippe Starck en 2004, puis Alexander McQueen.
Mais c’est en devenant en 2005 le sponsor officiel du pilote de formule 1 Michael Schumacher que Puma se construit une véritable renommée. Proposant désormais un modèle de basket inspiré directement de celles portées par le sportif allemand, Puma signe son entrée dans l’olympe du succès.
Partenaire de l’organisation humanitaire Peace One Day, Puma soigne son image de marque sportive saine, à l’écoute des besoins de sa clientèle. Affichant en 2007 un chiffre d’affaire de 2,4 milliards d’euros, la griffe est aujourd’hui devenue indispensable en matière d’équipement sportif pluridisciplinaire. Jouant des opportunités, l’entreprise Puma a réussi à conserver son empreinte de marque « old school » tout en consolidant sa course vers le progrès et la nouveauté. Que dire mise à part que les frères Dassler ont hérité d’un gène de vainqueurs, indéfectible avec le temps.
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