Dominique Issermann
Pays : France
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Née en 1947 à Paris, Dominique Issermann passe une grande partie de son enfance à la campagne. Rêveuse, la jeune fille porte en elle le syndrome de sa génération : elle est une assoiffée de liberté. S’évertuant à suivre le parcours classique d’hypokhâgne, Dominique Issermann interrompt sa formation suite aux évènements de mai 68.
Zoom sur le cinéma
Se dirigeant spontanément vers le milieu de l’image, Dominique profite de la confusion générale pour s’envoler en Italie. Là, elle trouve refuge dans le cinéma, et assiste quelques grands noms comme le metteur en scène Marc’O et le réalisateur Jean Luc Godard.
De retour à Paris l’année de ses 26 ans, Dominique Issermann se fait employer comme photographe pour le magazine Zoom. Réalisant des petits reportages, la jeune femme parvient à rencontrer de nombreuses célébrités, d’Isabelle Adjani à Marguerite Duras. Félicitée très tôt pour la finesse de ses portraits, l’artiste s’insère petit à petit dans le petit monde de l’image, et se fait remarquer à la même occasion par la styliste Sonia Rykiel.
Dominique Issermann fait poser la mode
De cette rencontre, naîtra une coopération solide, qui durera plus de 10 ans. Chacune respectueuse du travail de l’autre, les deux femmes redessinent ensemble l’image Rykiel à travers des campagnes publicitaires de toute beauté. S’attachant à une esthétique naturelle et spontanée, Dominique Issermann rencontre l’approbation de nombreuses marques de Haute Couture. Parmi elles, Chanel, Christian Dior, Lancôme et Yves Saint Laurent lui propose des contrats.
Amoureuse du travail bien fait, Dominique Issermann rencontre quelques difficultés une fois plongée dans le bain publicitaire. Habituée à porter ses projets en solitaire de A à Z, la jeune femme souligne que l’univers et fait de concessions, qui parfois peuvent être aussi productives qu’inefficaces. « Si l'on fait passer un bloc de glace de main en main, et même si chacun s'applique à la conserver dans son état, à la fin, il ne restera que de l'eau. C'est ce que l'on appelle l'érosion humaine, et c'est bien normal ».
Malgré sa théorie du « bloc de glace », Issermann s’en sort avec les honneurs. Réalisant de véritables courts métrages photographiques, celles qui avait fait ses premières armes dans le 5e art parvient à faire parler l’image comme personne. Récompensée en 1987 par l’Oscar de la photo de mode, la française se retrouve du même coup adoptée des magazines de mode, en particulier Vogue, Cosmopolitain US et New York Magazine.
Derrière les flashs, la passion
Consacrée en 2004 par le livre de Reporters sans frontières qui retrace ses œuvres majeures, Dominique Issermann fait aujourd’hui partie du très petit groupe de photographes reconnus dans le monde entier. S’adonnant parfois aux courts métrages, la jeune femme a récemment travaillé avec les musiciens Renaud et Léonard Cohen sans oublier les shows extravagants de Victoria’s Secret. A l’écoute de ses envies, Dominique Issermann ne produit qu’avec passion. Pas de faux jeux donc, ses œuvres sont griffées d’une authenticité qui lui fait honneur.
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