Rechercher

Connexion

Mot de passe oublié ?

Richard Avedon

Richard Avedon

Pays :
États-Unis
Date de naissance :
15 mai 1923
Site :
http://www.alexandermcqueen.com
Articles associés :
Diaporama : Les plus... , 60 oeuvres de Richar..., Les muses de la mode...
A lire également
Marc Jacobs
Dior
Valentino
Armani
Christian Lacroix
Anna Sui
Trussardi
Photographe américain d'origine russe, Richard Avedon est l'un des portraitistes les plus célèbres du XXème siècle. Il a entre-autres photographié Marilyn Monroe ou Les Beatles.

Richard Avedon naît le 15 mai 1923 à New York dans une famille juive d’origine russe. Enfant habile et curieux, il développe très rapidement ce qui se déclarera être un appétit féroce pour la photographie.

Entouré de parents aimants, Richard n’aura pas à attendre longtemps pour connaître le plaisir de tenir entre ses mains un véritable appareil photo. Le jour de son dixième anniversaire, son père, commerçant dans le textile, lui fait un cadeau qui changera le cours de la vie du jeune garçon. Dans un des paquets, est soigneusement emballé un Rolleiflex.

Un talent de maître dans un corps d’enfant
[Afficher l'article complet]

A partir de ce jour, le jeune Richard ne quitte plus cet objet, avec lequel il passera bientôt plus de temps qu’avec n’importe qui. Le Rolleiflex devient témoin d’une multitude de promenades, de découvertes, mais aussi de rencontres. C’est en faisant la connaissance de Sergueï Rachmaninov, voisin de ses grand-parents, que le jeune Richard Avedon prendra goût pour le portrait. Pianiste et compositeur de génie, Rachmaninov sous des traits austères, se laisse approcher par ce petit garçon pétillant, qui n’aura bientôt plus qu’une idée en tête : devenir photographe.

Après avoir fréquenté quelques années l’université de Columbia, Richard Avedon grimpe en 1942 sur un bateau de l’armée américaine, et réalise les photos d’identités de l’équipage, ainsi que des autopsies. Ce sera Alexeï Brodovitch qui lui permettra de signer son véritable premier contrat. Directeur artistique du Harper’s Bazaar et enseignant dans une école de Design, Monsieur Brodovitch est un puits de science pour Richard Avedon.

Vers la mode, et plus loin encore

Premiers shootings de mode, bain de paillettes et jeux d’apparence, Richard Avedon ne se noie pas pour autant dans le conformisme. Que ce soit pour Vogue, Life ou Harper’s Bazaar, Richard Avedon est celui qui photographie l’instant, qui délaisse les minauderies pour obtenir de l’émotion, des rires et surtout du naturel.
En peu de temps, Richard Avedon se taille une place sur mesure dans l’industrie de la mode. Mais amoureux avant tout des portraits, le photographe quitte les studios pour retourner dans la rue, auprès des anonymes. Malades internés dans les hôpitaux psychiatriques, manifestants contre la guerre du Viêt Nam, Avedon sait dévoiler une sensibilité qui dépasse de loin la vie mondaine qu’on lui prédestinait.

Avedon révèle parfois même l’angoisse, comme dans sa série de portraits de son père, rongé par un cancer. En 1974, lorsqu’il expose son travail au Musée d’Art Moderne de New York, certains diront qu’ « il parvient à saisir cette fragilité mortelle de l’être ».

Véritable magicien, Richard Avedon détruit les clichés pour reconstruire une nouvelle image de la photographie. Au fil des années, il réalise des portraits tels que ceux des Beatles, de Charlie Chaplin ou encore de Marylin Monroe qui sont encore aujourd’hui considérés comme des monuments dans l’histoire de la photographie. Souvent tiré en noir et blanc et sur de grands formats (8x10), les réalisations de Richard Avedon ont une âme, une puissance hors du commun qui touche un public grandissant.

Une œuvre peu reconnue

Parfois critiqué pour son manque d’autocensure vis-à-vis des Etats-Unis, Richard Avedon a toujours fait la sourde oreille et cherché à dépeindre le véritable visage de son pays. A la demande du Amon Carter Museum, il se lance à partir de 1979 dans un projet qui le tient pendant plus de 6 ans. 125 portraits d’ouvriers de l’ouest américain sont réalisés. Des mineurs aux pêcheurs, tous sont dépeints dans leur quotidien, en habit de travail, les mains sales et les visages tendus par l’effort.
Il faudra attendre 1993 pour que Richard Avedon reçoive, grâce au Centre International de la Photographie, son premier prix pour la qualité de ses travaux. Devenant par la suite l’unique photographe du New Yorker, il est récompensé lors du 150e anniversaire de la Royal Photographic Society en 2003.

L’année suivante, il décède le 1er Octobre d’une hémorragie cérébrale à San Antonio, au Texas. En 2008, la ville de Paris témoigne sa considération pour la carrière de Richard Avedon, en exposant une grande majorité de ses œuvres dans la Galerie du Jeu de Paume, Place de la Concorde. Photographe de l’ombre, Richard Avedon connaîtra peut être enfin tout le mérite qu’on lui doit.
 
Tags : 

photographe, Richard Avedon

 
  • Yves Lavallette
  • William Klein
  • Michel Comte
  • Rankin
  • Daniele Duella & Iango Henzi

Ajouter un commentaire

Ajouter un commentaire

Connexion

Déjà membre ?
Connectez vous et publiez votre commentaire

Mot de passe oublié ?

Pas encore membre d'Ykone ?
Créer un nouveau compte

Découvrez également